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Domyos Smart Bench : le banc de musculation tout-en-un de Decathlon est-il vraiment rentable ?

Decathlon dégaine son Domyos Smart Bench, présenté comme le banc qui doit vous dispenser définitivement de la salle de musculation.

Benoît Nanteuil, Analyste matériel et innovations sportives · mis à jour 11 octobre 2026

Domyos Smart Bench : le banc de musculation tout-en-un de Decathlon est-il vraiment rentable ?

Sauf qu'à 1 299,99 euros pour 138 kg de matériel prêt à l'emploi, la promesse marketing mérite qu'on sorte la loupe avant de sortir le RIB. J'ai compulsé la fiche technique pour voir si le gadget tient vraiment debout sans s'effondrer au premier squat.

La promesse, telle qu'imprimée sur l'étagère

L'argumentaire est imparable sur le papier: un banc inclinable, deux haltères ajustables de 3 à 32 kg, un kettlebell réglable de 12 à 24 kg, et même un tapis de fitness intégré en bonus. Le tout livré sans le moindre montage, prêt à servir dès le déballage, ce qui change réellement la vie pour qui redoute les notices à monter. Decathlon promet cinq positions d'inclinaison du dossier, de 0° à 80°, et deux positions d'assise. De quoi cibler pectoraux, dos, bras et épaules avec ce que la marque appelle une "vraie variété" — du moins sur la brochure. Le kettlebell, qui passe de 12 à 24 kg, couvre la majorité des swings et des squats goblet, ce qui n'est pas anodin pour une station à domicile. La disponibilité est annoncée à partir du 26 novembre, et Decathlon rappelle une garantie de cinq ans sur la structure.

Le verdict du crash-test mental, mètre ruban en main

Certes, regrouper haltères et banc dans 119 cm de long est une vraie réponse aux appartements étroits, surtout quand on dispose enfin d'un emplacement dédié. Mais 138 kg d'encombrement, ça ne se planque pas dans un placard à balais: il faut un coin consacré, idéalement au rez-de-chaussée pour ne pas monopoliser l'ascenseur à chaque rotation d'exercices. Les haltères ajustables, dans une fourchette de 3 à 32 kg, couvrent honorablement l'essentiel des mouvements unilatéraux et bilatéraux, ce qui reste l'argument technique le plus solide du pack. Le dossier multipositions autorise effectivement un travail décliné — développé couché, incliné, travail d'épaules — ce qui n'a rien de marginal pour qui prend la musculation au sérieux hors d'une salle. Reste que l'encombrement au sol ne varie pas d'un centimètre: on déplace 138 kg, on ne les escamote pas.

Ce que le ticket d'entrée ne dit pas vraiment

À 1 299,99 euros, l'addition inclut douze mois d'abonnement à l'application Freeletics, séances guidées et suivi de progression à la clé. Le paiement peut s'étaler en douze fois, détail appréciable quand on aligne quatre chiffres sur du mobilier de musculation. Mais une fois les douze mois Freeletics écoulés, il vous restera un banc de 138 kg, deux haltères à molette et un kettlebell ajustable — sans coach intégré dans la machine. Le retour sur investissement dépendra donc moins de l'électronique promise que de la discipline que vous mettrez à utiliser l'engin sans programme guidé. Pour qui possède déjà sa routine, ses haltères et son tapis, le calcul reste sévère: Decathlon facture surtout ici l'absence de montage et la compacité, davantage qu'un progrès technique inédit.