Le club de musculation de Sainte-Maxime s'agrandit pour faire face au succès
Selon Nice-Matin, l'association présidée par Dominique Bensimon revendique 550 adhérents, 424 inscriptions en cinq semaines, 15 000 euros d'investissement annuel en matériel et même 100 m²…

Salle agrandie, nouveaux appareils, charte de bonne conduite: à Sainte-Maxime, le club de musculation local met le paquet pour absorber une demande qui déborde. Selon Nice-Matin, l'association présidée par Dominique Bensimon revendique 550 adhérents, 424 inscriptions en cinq semaines, 15 000 euros d'investissement annuel en matériel et même 100 m² supplémentaires programmés pour 2028. Reste qu'entre l'annonce municipale et la première séance, la salle devra encaisser deux saisons de plus avec une jauge déjà saturée.
Le verdict du flux tendu
« Nous avons atteint notre capacité maximale d'accueil, on a du malheureusement refuser du monde », résume Dominique Bensimon. Cette saison, la machine à remplir tourne toujours à plein régime: 424 inscriptions en à peine cinq semaines, prévient le président. L'agrandissement devient donc moins anecdotique qu'il n'y paraît: « C'est désormais acté, le budget a été voté au conseil municipal. Les travaux d'environ 100 m² débuteront en septembre 2027 pour une durée de quatre mois », précise le dirigeant. En clair, deux hivers à tenir avec une salle sous tension et des machines qui se marchent dessus. J'ai vu ce type de configuration transformer un club familial en file d'attente permanente.
Les 15 000 € annuels, et ce qu'on en fait vraiment
Chaque année, l'association injecte 15 000 euros dans l'achat de nouveaux appareils, glisse Bensimon. Cette saison, l'opération se traduit par une presse pendulaire et un rameur à eau. Sur le papier, le ratio reste modeste — j'ai vu des home gyms personnels absorber davantage en un week-end — mais la comparaison s'arrête là: autofinancement, vingt-deux bénévoles en rotation, gestion associative collégiale. Pour les amateurs de homegym qui hésitent à franchir la porte d'un club, ce budget cumulé devient vite un rappel utile. Une association de quarante ans fait parfois mieux avec quinze mille qu'un influenceur avec son crédit à la consommation.
Les dix commandements, ou le retour sur investissement social
Plutôt que de multiplier caméras et digicodes comme les réseaux low cost, Sainte-Maxime mise sur des fresques murales et des messages vocaux diffusés toutes les dix minutes. Le club assume: rappel constant des règles, vingt-deux bénévoles en chair et en os pour faire respecter l'usage. L'initiative mérite qu'on la souligne. Le retour sur investissement n'est pas financier mais social — et c'est précisément ce qui manque aux grandes enseignes qui vendent l'accès sans la communauté.
Ce qu'il faut surveiller
Deux points en suspens. D'abord, la livraison réelle des 100 m² supplémentaires: entre l'annonce officielle et la première séance, le délai peut doubler sans que personne ne s'en émeuve. Ensuite, la jauge post-travaux: aucune donnée publique sur le nouveau ratio adhérents/surface. Gageons que le club communiquera dès l'ouverture. Pour l'instant, on note la dynamique, on salue la rigueur budgétaire associative, et on attend de voir si le rameur à eau tiendra ses promesses mécaniques au-delà du troisième mois.